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✨ Bienvenue dans mes BACKSTAGES 💌

Cap intérieur : on apaise le tourbillon
Pont en construction : apprendre à faire cohabiter l'artiste et la future maman
Étincelle du moment : donner une voix à mon ventre
Horizon chinois : 5 nouveaux mots par jour. À suivre sur mes réseaux. 🇨🇳

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MES BACKSTAGES 
bienvenue dans les coulisses de ma vie d'artiste

Cher·e toi,

Je t'écris de retour dans notre cocon en Suisse… même si une partie de nous est toujours sur notre nuage.

Depuis notre concert à Bellarena, il s'est passé quelque chose de fou. Plus de 2 500 personnes ont rejoint notre aventure sur les réseaux sociaux. Chaque jour, je reçois des messages qui me touchent profondément. Certains me font sourire, d'autres me donnent les larmes aux yeux. J'ai d'ailleurs commencé à vous en partager un chaque jour en story.

Alors, avant toute chose : merci.

Merci d'avoir chanté avec nous. Merci pour votre bienveillance. Merci d'être de plus en plus nombreux à construire le rêve avec nous. 

Depuis cette soirée, Simon et moi parlons beaucoup de la suite. On imagine, on se projette sur les scènes de nos concerts 2027.

J'ai une question pour toi. 

Si tu pouvais choisir une ville, où aimerais-tu venir nous voir en concert en 2027 ?

Réponds-moi simplement à cet e-mail. Je lis absolument toutes vos réponses, et elles comptent beaucoup dans les décisions que nous prenons.

Depuis Bellarena, nous avons pris la route de Paris pour plusieurs interviews et deux séances photo afin d'immortaliser cette période si particulière de notre vie. 

Nous avons aussi eu le plaisir de donner un concert privé pour Mitsubishi, dont nous sommes fiers d'être les ambassadeurs. Un immense merci à toute l'équipe d'Emil Frey Saint-Légier qui nous accompagne avec tant de confiance. ❤️ Et puis, avouons-le… rouler en Eclipse Cross quand on présente l'album ÉCLIPSE, ça ressemble quand même à un joli clin d'œil du destin. 

Hasard ou synchronicité ? 😉
 

Et puis retour en Suisse pour un rendez-vous que j'aime beaucoup : l'extraction du miel de nos ruches.

Chaque été, les abeilles me rappellent que notre métier d'artiste leur ressemble finalement beaucoup. Derrière un pot de miel comme derrière une chanson de trois minutes, il y a des milliers de petits gestes invisibles, de la patience, de la persévérance et un immense travail collectif. 

Il reste quelques pots de notre miel ÉCLIPSE en édition limitée. 

Une aventure qui a même voyagé jusqu'en Chine, puisqu'un magazine de l'UNESCO m'a récemment consacré un article autour de notre miel, de nos abeilles et de ce rituel familial.

Depuis que Baby Love grandit en moi, j'ai la drôle d'impression de ne plus être le personnage principal quand j'entre dans une pièce.

Mon ventre m'a volé la vedette… et je crois qu'il a beaucoup de choses à vous raconter. Alors j'ai décidé de lui laisser une rubrique.


Bienvenue dans les Chroniques d'un ventre.

CHRONIQUES D'UN VENTRE #1 — Drôle de célébrité

Bonjour.

Je m'appelle… enfin, on ne m'appelle pas vraiment. On me regarde. On me touche. On me complimente. On me devine. On me parle même parfois.

Je suis même devenu le premier à être salué quand nous entrons dans une pièce.

Bon… j'avoue, il m'arrive encore d'être un peu jaloux. Madame la poitrine a décidé de profiter de la situation, elle aussi et réussi parfois à me voler la vedette. Mais soyons honnêtes, la plupart du temps, c'est moi qui remporte le concours de popularité.

Avant, personne ne faisait attention à moi. Sophie avait même tendance à me rentrer discrètement sur les photos. Et puis, sans prévenir, me voilà au centre de toutes les conversations.

Il faut dire que je fais plutôt bien mon travail : je construis la première maison de Baby Love.

Depuis 29 semaines, j'observe les humains. Ils sont fascinants. Certains essaient de deviner depuis combien de temps j'héberge Baby Love. D'autres sont persuadés de connaître son sexe simplement en observant ma forme. Certains me parlent avec une toute petite voix. D'autres me caressent comme si je portais chance. Je crois qu'ils oublient parfois que Sophie est toujours de l'autre côté.

J'ai même remarqué un phénomène étonnant. Il suffit que j'apparaisse pour que des inconnues racontent à Sophie leur grossesse avec une tendresse infinie, comme si j'avais le pouvoir d'ouvrir une boîte à souvenirs.
Et puis il y a celles qui me regardent avec un petit sourire compatissant et annoncent très sérieusement que je risque d'être recouvert de vergetures. Que mes copines les jambes vont devenir de plus en plus lourdes. Heureusement, Sophie me chouchoute : j'ai droit à mon bain d'huile deux fois par jour. Alors, pour l'instant, je tiens le coup !

Je pensais être un simple ventre. Je découvre que je suis aussi un passeur d'histoires.

Et il faut que je vous fasse une confidence. On dit souvent que les émotions se logent dans le ventre. Alors imaginez un peu ce que c'est que d'être celui d'une hypersensible… en pleine grossesse. Je peux vous assurer que ce n'est pas de tout repos.

Et puis il y a eu Bellarena. Des concerts, j'en ai déjà fait plus de 350 avec Sophie. Mais jamais avec Baby Love comme locataire. Jamais devant près de 9 000 personnes.

Pour l'occasion, le designer Hendrik Vermeulen a imaginé une robe sur mesure pour nous mettre en valeur tous les deux. Il a même dû attendre quatre jours avant le concert pour prendre les mesures. Avant, c'était impossible : je continuais de grandir presque chaque jour.

Je crois que le résultat valait l'attente. Quelques instants avant de monter sur scène, Sophie et Simon ont posé une main sur moi et m'ont murmuré quelques mots. Je ne vous dirai pas lesquels. Il y a des secrets qui restent entre nous.

En revanche, je peux vous dire une chose. Je n'avais jamais senti son cœur battre aussi fort. Comme un feu d'artifice.  

Et Baby Love, lui, a trouvé que c'était le moment idéal pour me transformer en véritable dancefloor. Je crois qu'il avait compris, lui aussi, que nous étions en train de vivre une soirée pas tout à fait comme les autres.

Finalement, pour un simple ventre, je trouve que je mène une vie plutôt extraordinaire.

À très vite,

Le ventre.

Avant de te laisser, j'ai encore une jolie surprise à partager avec toi : d'ici dimanche, j'ouvrirai la billetterie de notre prochaine Avant-Première, qui aura lieu cette fois-ci en Valais.

J'ai hâte de vivre ce moment avec toi. Prends soin de toi.

LOVE,
💌 Sophie

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✨ Ce fil invisible qui nous relie

Une période de transformation, de mémoire et d’espoir… et cette question essentielle : qu’est-ce qui nous relie encore ?

Cap intérieur : le calme après la tempête
Pont en construction : entre mes pensées et ma plume
Étincelle du moment : tenter de nouvelles recettes de Ottolenghi sur mon cobbaye Simon
Horizon chinois : ils fêtent leurs ancêtres ce week-end, je vous en parle

Prochain rendez-vous   

22.04 : aux COEURS DE CRANS, salle Métropole à Lausanne

Cher·e toi,

Je prends enfin le temps de t’écrire depuis mon cocon valaisan, à 1111 mètres d’altitude, avec cette sensation précieuse d’être seule au monde.

C’est l’équilibre fragile que j’ai trouvé. La vie à 100 à l’heure, sur la route, entourée de mille visages et drivé par l’adrénaline… Et ce lieu magique, isolé, la terre de mes ancêtres, où je m’ancre, je crée et je respire avant de repartir de plus belle.

Le temps passe à une vitesse folle. Je réalise que ma dernière lettre date d’il y a un mois… et quel mois. Intense, presque vertigineux. Comme me disait mon papa lorsque nous montions la Gemmi : « le pas du montagnard »  un pas après l’autre. La seule manière d’arriver au bout… et en bon état.

Cette solitude relative (oui, car contre toute attente, nous avons régulièrement de la visite, des âmes courageuses qui bravent les routes étroites et sinueuses pour venir jusqu’à nous) me permet de prendre du recul et de déposer dans mon carnet tout ce qui bouillonne en moi.

Ces derniers mois, en regardant les médias, j’ai eu cette sensation étrange que notre monde était en train d’imploser, de vaciller, de s’écrouler. Entre les conflits qui s’enchaînent, les violences qui se multiplient… et ces drames plus silencieux, plus proches aussi, les féminicides, les injustices, les vies brisées, on sent quelque chose se fissurer. Comme si, par endroits, l’humain perdait le fil. Comme si certaines valeurs profondes s’effaçaient peu à peu. A cette pensée, je sens mon plexus solaire brûler et ce matin, j’ai pris le temps de me poser cette question : 

                                qu’est-ce qui nous relie encore ?

Je me suis connectée à une énergie plus silencieuse. Plus profonde.
Parce qu’en parallèle de ce bruit constant , quelque chose d'invisible se joue. Nous vivons une période spirituelle presque universelle.

Dans ma culture chrétienne, nous sommes à la veille du week-end de Pâques, symbole de renaissance et d’espoir, alors que la communauté juive célèbre Pessa'h, fête de libération et de passage vers une vie nouvelle, et que le Ramadan vient de s’achever, marquant la fin d’un mois de jeûne, de spiritualité et de recentrage. En Chine aussi, ce week-end, on célèbre la fête des ancêtres, Qingming. Je l’ai vécue enfant, chaque année, lorsque je vivais à Singapour, près d’un cimetière. Elle me fascinait profondément, elle a sans doute nourri, très tôt, ma quête autour du lien entre les vivants et les morts.

C’est une période où les familles se recueillent, honorent ceux qui ne sont plus là… et continuent, à leur manière, à faire vivre ce lien invisible entre les générations. On y pratique un véritable culte des ancêtres : on nettoie les tombes, on dépose de la nourriture, des fleurs… et on brûle de l’argent symbolique, des objets, parfois même des maisons ou des voitures en papier, comme des offrandes destinées à accompagner les défunts dans l’au-delà. Par foi, par tradition… ou simplement “au cas où”. 

À différents endroits du monde, dans différentes cultures, quelque chose de commun se joue : une pause. Un retour à l’essentiel. Une transformation intérieure.

Ces rituels me rappellent qu’il existe aussi un mouvement de l'espoir. Celui qui relie. Celui qui apaise. Celui qui transmet.

Comme si, malgré le chaos, l’humanité continuait, discrètement, à prendre soin de l’essentiel.
Quand je pense à mes grands parents, cette résonance est encore plus forte. Peut-être que, d’une certaine manière, tout ce que nous construisons aujourd’hui est aussi une façon d’honorer ceux qui nous ont précédés…
Et de laisser une trace, d'ouvrir un chemin pour ceux qui viendront après ?

Peu importe d’où tu viens, ce en quoi tu crois, ou les rituels qui t’accompagnent… je te souhaite de trouver, dans cette période si particulière, un espace de calme, de sens et de connexion à l’essentiel 🤍

De prendre un instant pour te relier à toi, aux autres, et à ce qui compte vraiment. ✨


Prends soin de toi. LOVE.


                                                        💌 Sophie 

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