Chroniques d’un ventre #5
À huit mois de grossesse, Baby Love est censé commencer à manquer de place. Visiblement, cela ne l’empêche pas de transformer plusieurs fois par jour mon ventre en véritable dancefloor avec une préférence marquée pour les répétitions à 4h du matin.
Entre vagues sous la peau, hoquet, formes géométriques improbables et silence total dès qu’un spectateur pose la main, cette nouvelle chronique raconte aussi quelque chose de plus tendre : cette étrange et magique façon de communiquer avec un petit être que l’on n’a pas encore rencontré… mais dont on sent déjà tellement la présence.
Insomnie. Comme Sophie, quand je n’arrive pas à dormir, j’écris.
Il paraît qu’à huit mois, Baby Love devrait commencer à manquer de place. Plus il grandit, plus son terrain de jeu rétrécit. Logiquement, ses acrobaties devraient donc se calmer. Logiquement. Baby Love n’a visiblement pas reçu le mémo.
Moi qui pensais terminer ma carrière tranquillement comme maison d’hôtes, je viens officiellement d’être reconverti en dancefloor.
Et pas le petit bar lounge où l’on balance doucement la tête sur un fond de jazz. Non.
Ici, on est plutôt sur une programmation expérimentale : coup de pied à droite, déhanché à gauche, roulade, retournement complet, bosse qui apparaît sans prévenir et chorégraphie contemporaine contre mes parois.
Le tout sans réservation et, surtout, sans horaire de fermeture. La direction décline toute responsabilité. Il faut dire que j’avais déjà une petite expérience dans le domaine.
Quand Sophie vivait à Shanghai, elle m’emmenait deux fois par semaine à ses cours de danse orientale. À l’époque, elle mobilisait consciencieusement tous mes muscles pour essayer de me transformer en vague. Aujourd’hui, je fais les vagues tout seul.
Enfin… Baby Love s’en charge.
Et comme un duo sur la chanson Shanghai avec un artiste chinois sort justement aujourd’hui, je soupçonne mon colocataire de répéter déjà la chorégraphie. Conscience professionnelle précoce. Le problème, c’est l’horaire des répétitions.
Sophie avait pourtant fini par inscrire « grasse mat’ » dans son agenda. Pour mesurer la portée de l’événement, sachez que son planning ressemble généralement davantage au déroulé minute par minute d’un sommet international qu’à celui d’un être humain normalement constitué.
Donc forcément, cette nuit-là : 4h du matin. Ouverture du club. Tout est silencieux. Simon dort paisiblement. Sophie essaie de se convaincre qu’elle va se rendormir.
Et là : Eh oh. Je suis là.
Une jambe. Un coude. Un mouvement non identifié. Puis soudain, je deviens carré. Oui, carré.
Un soir, Sophie a même fait remarquer à Sim qu’avec un peu d’entraînement, je pourrais bientôt servir de plateau pour lui apporter une bière. Ravi de voir qu’on pense déjà à ma reconversion professionnelle.
Baby Love possède aussi un talent particulier pour choisir le moment le moins approprié pour lancer la soirée.
L’autre jour, Sophie devait écouter très attentivement une chanson particulièrement mélancolique d’un artiste avec qui elle travaille. Ambiance feutrée. Visages sérieux. On analyse le texte. L’émotion. L’interprétation. Les silences.
Personne ne le voit évidemment, mais à l’intérieur : Ibiza.
Roulade sous les côtes. Coup de pied. Vague à droite. Reprise du refrain avec option trampoline. Sophie conserve son visage professionnel pendant que moi, sous son pull, je fais littéralement la chenille. Le contraste est assez remarquable.
Et puis il y a le phénomène inverse.
— Attends, Baby Love bouge énormément, mets ta main !
Son amie Angélique pose sa main sur moi. Plus rien. Silence radio. Le club ferme instantanément. Parfois Baby Love daigne faire un petit mouvement, histoire de ne pas mettre sa Maman dans l'embarras.
Sinon, il reste le hoquet. Deux ou trois fois par jour. Et là, il ne peut plus faire semblant de dormir.
Je vous rappelle quand même qu’à la base, moi, j’héberge principalement quelques organes, des muscles et les différents festins de Sophie.
Et maintenant, j’abrite aussi un petit être humain qui a le hoquet.
Et puis il y a mon nombril. Normalement, il est plutôt joli, discret, avec son petit grain de beauté juste à côté, presque sexy, si j’ose dire. En ce moment, il a décidé de ressortir complètement. Disons que ce n’est pas exactement ma période la plus glamour. Alors entre le nombril qui pointe, les bosses qui apparaissent d’un côté, les vagues qui traversent ma surface et les formes géométriques improvisées, Sophie a parfois quelques secondes de bug en me regardant. I l y a quelqu’un là-dedans. Quelqu’un qui dort, bouge, réagit, s’étire.
Deux cœurs qui battent dans un seul corps. Et peu importe où Sophie va, elle n’est jamais vraiment seule.
Ils sont deux. Sim et elle peuvent passer vingt minutes le soir simplement à me regarder bouger. J’avoue, j’aime ce moment où, je suis incontestablement la star du spectacle. Mais à force d’assister à toutes ces performances, une question commence sérieusement à les travailler :
est-ce qu’un bébé qui transforme son ventre en boîte de nuit plusieurs fois par jour sera tout aussi remuant une fois dehors ?
Est-ce qu’il existe vraiment un lien entre la façon dont un bébé bouge pendant la grossesse et son caractère après la naissance ? Parce que si oui, on aimerait peut-être commencer à se préparer psychologiquement.
Les mamans expérimentées, on attend vos témoignages.
Certaines mamans lui ont d’ailleurs confié qu'après l’accouchement, ne plus sentir leur bébé bouger dans leur ventre leur avait énormément donné un blues total.
Sophie était un peu dubitative. Maintenant, elle commence à comprendre.
Il y a quelque chose d’assez magique dans cette manière de communiquer sans un mot. Ce lien qui existe déjà, alors qu’ils ne se sont encore jamais vraiment rencontrés.
Même si, soyons clairs, le créneau de 4h du matin pourrait être renégocié.
Avant d’entamer cette dernière ligne droite du 3e trimestre, nous avons eu une séance très intéressante avec la nutritionniste de confiance Lucie Pillard, histoire de vérifier que je continue et moi seul, si possible, à gonfler dans des proportions raisonnables.
Plusieurs mamans déjà passées par là ont affirmé à Sophie: «moi, c’est à la fin que j’ai tout pris. » Merci. Vraiment. Information extrêmement apaisante.
Et puis il y a eu Carol, qui lui a raconté qu’après 30 kilos, elle avait tout simplement arrêté de se peser. Au sixième mois. Sophie s’est imaginée arriver au terme en montgolfière humaine.
On adore les témoignages rassurants. Les vacances sont terminées et nous sommes enfin un peu moins sur la route, au moins jusqu’à l’Avant-Première de samedi.
Donc aujourd’hui : opération ravitaillement.
Légumes. Brocolis. Légumineuses.
On va tester une théorie.
Si Baby Love reçoit davantage de brocolis et un peu moins de Nutella (le pot est vide et interdiction d'en racheter), peut-être que sa programmation musicale passera naturellement de Rooftop à Wrong train (si tu n'as pas la ref, rendez-vous sur spotify). Et que tout le monde dormira un peu. On peut rêver.
De toute façon, les conseils reçus en fin de grossesse sont limpides :
« Profite pour dormir maintenant ! »
Comme si Sophie pouvait déposer vingt heures de sommeil sur un compte épargne et venir les retirer tranquillement dans trois mois.
Mais finalement… Je crois qu’on l’aime bien, ce dancefloor.
Parce que bientôt, mon coloc va déménager.
Il continuera à manifester sa présence, probablement beaucoup plus bruyamment. Mais plus jamais exactement comme ça. Et puis finalement, on l'a tellement attendu ce Baby Love. Alors peut-être que ses danses perpétuelles sont simplement sa manière à lui de nous dire :
Je suis vraiment là.
Alors même à 4h du matin, quand le club ouvre sans autorisation, Sophie pose sa main sur moi. Et elle profite.
Les autres ventres de mamans, dites-moi : chez vous aussi, c’était disco dès que tout le monde voulait dormir ? Silence total dès qu’un spectateur posait la main ? Et surtout… est-ce que ces mouvements vous ont vraiment manqué une fois votre petit colocataire parti ?
Avant qu’il n’atterrisse ici, j’ai imaginé et rédigé ce texte dans mon carnet Eclipse. Si toi aussi tu as des choses à raconter, tu peux obtenir ton espace libre ici, je te l’enverrai dédicacé 😘
Le carnet officiel de l’album Eclipse, manufacturé par Slow design - Libri Muti
PAIEMENT PAR VIREMENT BANCAIRE:
Merci de nous contacter par email en nous précisant les produits que vous souhaitez acquérir ainsi que l'adresse de livraison. Nous vous enverrons le montant à régler et dès réception du paiement les produits vous seront livrés.
Pour toute demande concernant les livraisons, écrivez-nous : contact@sophiedequay.com
Chroniques d’un ventre #4
Choisir un prénom, c’est donner à quelqu’un qui n’a absolument rien demandé un mot qu’il devra potentiellement entendre, écrire, épeler et assumer pendant environ 90 ans. Pas de pression. Entre livres de prénoms improbables, négociations familiales, significations, superstitions et grand jeu-concours « Devinez le prénom de Baby Love », le ventre observe Sophie et Simon tenter de mener à bien l’une de leurs missions les plus délicates. Une chose est sûre : le prénom numéro 1 restera encore un peu au chaud…
Bonjour, c’est le ventre.
Aujourd’hui, j’ai réalisé quelque chose d’assez vertigineux : So & Sim (pour les intimes) vont devoir donner un prénom à quelqu’un qui n’a absolument rien demandé.
Un mot que Baby Love va potentiellement devoir entendre, écrire, épeler et assumer pendant environ 90 ans.
Pas de pression.
Moi, je fabrique actuellement des organes, des os, des petits doigts… et pourtant, je trouve que c’est EUX qui ont la mission la plus dangereuse.
Parce qu’un foie, normalement, personne ne se moque de lui dans la cour d’école.
Un prénom…
Vous avez entendu parler de l’histoire de Lara Clette ?
Parce que oui.
En Belgique, une famille du nom de Clette a réellement appelé sa fille Lara.
Lara. Clette.
Raclette.
True story.
Apparemment, les parents n’auraient réalisé le jeu de mots qu’après la naissance. Voilà.
Depuis que je sais ça, je réclame officiellement que chaque prénom soit testé à voix haute avec le nom de famille, minimum quinze fois, à jeun et en présence d’un tiers. Bon, cette dernière condition, ils l’ont refusé.
Parce qu’il faut penser à tout.
Le prénom.
Le nom.
Les initiales.
Les diminutifs.
Les rimes douteuses.
Et surtout : ce qu’un enfant de neuf ans inspiré pourra réussir à en faire dans une cour de récréation.
Heureusement, même l’état civil veille au grain : en Suisse, un prénom peut être refusé s’il porte manifestement préjudice aux intérêts de l’enfant. Baby love (qui fait la taille d'un choux chinois cette semaine) a la chance de naître ici.
Donc non, chers parents, nous n’avons pas totalement les pleins pouvoirs.
Et quelque part, c’est rassurant.
Lynda Lemay nous avait prévenus avec sa chanson Alphonse, qui commence en expliquant que s’il s’appelle comme ça, ce n’est pas sa faute : ce sont ses parents qui lui ont fait le coup.
Ici, l’objectif est donc très clair : éviter que Baby Love écrive la même chanson dans vingt ans.
Surtout qu’avec deux musiciens comme parents, le risque qu’il ou elle règle ses comptes en musique est franchement plus élevé que la moyenne.
Premier single : "Pourquoi vous m’avez fait ça ?"
Produit par Papillon Prod.
Non merci.
Alors ici, on a fait les choses sérieusement.
Nat, la sœur de Sophie, leur a prêté un livre de prénoms.
Et ils ont décidé de les passer en revue.
TOUS.
Simon lisait. Sophie répondait :
« Non. » « Non. » « Non. » « J’aime bien. »
Et à chaque « j’aime bien », ouverture officielle des négociations. Origine ? Signification ? Ça sonne comment avec le nom de famille ? Est-ce que ça va à un bébé ? À un adulte ? À quelqu’un de 80 ans ? Sur une carte de visite ? Sur une affiche de concert ?
Bref, on ne cherchait plus un prénom. On recrutait quelqu’un pour les 90 prochaines années.
Et puis ils sont arrivés dans une zone du livre où, manifestement, nos ancêtres avaient beaucoup moins peur qu’eux du jugement des autres.
Godegisele. Salaberge. Marcatrude.
J’avais mal tellement So pleurait de rire.
Sim a immédiatement partagé ses découvertes avec son frère Vincent et Clem, qui attendaient eux aussi un Baby Love.
Vincent a d’abord jeté son dévolu sur « Ultrogothe ».
— Non, c’est le nôtre !!, a immédiatement protesté Sim.
Il a donc fallu trouver une solution diplomatique :
« Alors pour les différencier, je propose Ultrovisigothe et Ultrostrogothe. »
Sim a poussé la réflexion un peu plus loin : « Moi je vote pour un nom composé : Burgondofare Plectrude Loretan. »
Et là, Vincent : « Plectrude, c’est un coup de cœur ❤️ »
Depuis, le Baby Love de Vincent et Clem est né. Et rassurez-vous : ils lui ont donné un très joli prénom que tout le monde aime. Ce qui, finalement, ne nous arrange pas du tout. Parce que maintenant, non seulement il faut trouver le prénom de notre Baby Love… mais il faut aussi être à la hauteur de sa cousine. Deux fois plus de pression.
Et après, on s’étonne qu’ils préfèrent garder le nom secret.
J’ai quand même réclamé une place dans le comité.
Après tout, on dit bien : « Je le sens dans mon ventre. » « Je le sens dans mes tripes. » « J’ai une intuition. »
Alors si quelqu’un devait être compétent pour savoir si on le sent, ce prénom, franchement, c’était moi.
On a donc instauré un système démocratique avec Baby Love.
Simon prononce le prénom.
Sophie donne son avis.
Moi, je centralise les émotions.
Et Baby Love vote à coups de pied.
Le seul problème, c’est qu’on ne sait toujours pas si un grand coup dans les côtes signifie : « J’ADORE ! » ou :« Par pitié, rendez le livre à Tata Nat. »
Notre démocratie a ses limites. Et puis il y a les significations. Important pour So & Sim.
Parce qu’un prénom, est-ce que ça raconte déjà quelque chose de nous ?
Est-ce qu’on choisit uniquement un son qu’on aime ? Ou une histoire ? Une origine ?
Une signification ? Une valeur qu’on aimerait transmettre ?
Et puis viennent les superstitions.
Il y a celui qu’on adore mais que portait la pimbêche ou le looser de la cour de récré.
Celui du chien de son cousin.
Où son ex. (On ne dirait pas, mais les coquins en ont chacun quelques-uns)
Et parfois celui pour lequel on n’a absolument aucune explication rationnelle, à part :
« Je le sens. »
Ah. Encore moi. ;)
Quand ils ont enfin trouvé LE potentiel prénom, ils ont découvert qu’ils n’avaient absolument pas terminé.
Parce qu’après le premier prénom viennent… les 2e et 3e prénoms. Vous en avez ? Vous vous prenez la tête quand même les humains. Moi c'est "le ventre" et pas de débat.
Et là, on quitte le domaine de la poésie pour entrer dans celui de la diplomatie familiale.
Une grand-mère ? Arrière grand-mère? Côté Sophie ? Côté Simon ? Et si on met celle-ci, pourquoi pas l’autre ?
Et si on commence à vouloir ne vexer personne…
Et puis il y a Marie. Dans une famille de tradition chrétienne, est-ce important de mettre Marie comme symbole de protection ? De tradition ?
Côté Sophie, certains hommes le portent aussi.
Son frère Sophie s’appelle : Ludovic Wolfgang Serge Marie.
Oui. Tout ça.
À ce stade-là, c’est un générique de film. Un titre de noblesse avec blason familial… ou le nom du réalisateur qui vient chercher sa Palme d’or en haut des marches de Cannes.
Et encore, les parents de Sophie & Ludo ont été sympas : ils n’ont pas ajouté « de Quay », le nom de famille de Carol. Sinon, avec Ludovic Wolfgang Serge Marie Loretan de Quay…, on était officiellement fichés aristos.
Sophie et Simon aiment profondément leurs familles, mais ils ne sont pas forcément convaincus par le concept du prénom à tiroirs.
Pas très envie non plus de finir avec un système digne de certaines traditions ibériques, où tu t’es endormi avant même qu’on ait fini de prononcer ton nom complet.
Ils ont pris une décision : le prénom restera secret jusqu’à la naissance.
Ce qu’ils pensaient être une décision assez simple. Erreur.
Il existe un phénomène fascinant autour des futurs parents.
« Vous avez le prénom ? »
« Oui… »
Et dans leur tête, la suite est assez évidente : s’ils avaient voulu le dire, ils l’auraient dit.
Mais à cet instant précis, une petite étincelle s’allume presque systématiquement dans l’œil de leur interlocuteur.
Ils la connaissent maintenant. C’est l’étincelle qui annonce l’ouverture officielle du :
GRAND JEU-CONCOURS : DEVINEZ LE PRÉNOM DE BABY LOVE.
Sans inscription. Sans règlement. Et surtout, sans que les parents aient demandé à jouer.
« Ça commence par quelle lettre ? » Silence et sourire gêné. « Combien de syllabes ? »
Idem.
« On connait ou c'est original ? » Traduction : vous êtes quand même deux artistes un peu perchés, donc avec vous, tout est possible.
Comme si Jean et Louise avaient autant de chances de sortir du chapeau que Moonlight, Balthazar ou Symphonie.
« Attends, je vais dire des prénoms et regarder vos têtes. »
Ils deviennent des détecteurs de mensonges humain.
Je me demande finalement si on choisit vraiment un prénom. Ou si parfois… c’est lui qui nous trouve. Enfin, ne nous emballons pas trop.
Parce que Sophie et Simon ont décidé d’une dernière règle : ils attendront de voir la tête de Baby Love avant de lui donner définitivement son prénom.
Parce qu’après des mois de listes, de débats, de signes, de coïncidences et d’interrogatoires familiaux… il manquerait plus que Baby Love arrive, qu’ils le regardent et se disent :
« Ah non. En fait, t’as pas du tout une tête de… »
En attendant, moi, je garde le numéro 1 encore un peu bien au chaud. Avec l’aide de mon colocataire, évidemment. Et à tous ceux qui vont continuer à essayer de le deviner : surveillez bien le visage de Sophie et Simon.
Parce que nous deux, ici…on ne dira rien.
Avant qu’il n’atterrisse ici, j’ai imaginé et rédigé ce texte dans mon carnet Eclipse. Si toi aussi tu as des choses à raconter, tu peux obtenir ton espace libre ici, je te l’enverrai dédicacé 😘
Le carnet officiel de l’album Eclipse, manufacturé par Slow design - Libri Muti
PAIEMENT PAR VIREMENT BANCAIRE:
Merci de nous contacter par email en nous précisant les produits que vous souhaitez acquérir ainsi que l'adresse de livraison. Nous vous enverrons le montant à régler et dès réception du paiement les produits vous seront livrés.
Pour toute demande concernant les livraisons, écrivez-nous : contact@sophiedequay.com