✨ Bienvenue dans mes BACKSTAGES 💌
Cap intérieur : je tremble de trouille... & d'excitation
Pont en construction : Cette semaine, j'ai envoyé quelques messages qui me tenaient particulièrement à cœur.
Étincelle du moment : Une version pop rock de "Un autre quelqu'un" sort à minuit. 🎸
Horizon chinois : Une nouvelle reprise en mandarin vient d'arriver sur mes réseaux.
Cap intérieur : je tremble de trouille... & d'excitation
Pont en construction : Cette semaine, j'ai envoyé quelques messages qui me tenaient particulièrement à cœur.
Étincelle du moment : Une version pop rock de "Un autre quelqu'un" sort à minuit. 🎸
Horizon chinois : Une nouvelle reprise en mandarin vient d'arriver sur mes réseaux.
MES BACKSTAGES
bienvenue dans les coulisses de ma vie d'artiste
Cher·e toi,
Comment on gère son trac avant de monter sur scène devant 9'000 personnes ?
Je t'écris depuis mon lit où je me tourne et me retourne. Le marchand de sable doit être au match.
Insomnie. Chaleur écrasante que j'essaie de combattre avec un ventilateur qui fait autant de bruit que mon invité surprise et invisible : un moustique qui me nargue depuis une bonne demi-heure et qui fait du trampoline sur la seule source de lumière de cette chambre avant de redisparaitre: cet ordi que j'ai rallumé pour essayer de poser mes pensées. Anxiogènes. Rassurantes. J'ai pas encore totalement choisi mon camp.
Et pour que la fête soit plus belle, Baby Love, a qui j'ai dit que nous allions vivre un grand moment ensemble de trac & de joie, semble s'entrainer avec faire des roulades pour concurrencer nos danseurs.
Il n'a peut-être pas conscience que samedi, personne ne le verra, bref TOUT VA BIEN !
On l'a rêvée, cette grande scène.
Depuis toujours, Simon et moi, on se disait :
« Tu imagines... un jour, peut-être qu'on jouera nos chansons devant des milliers de personnes ? »
Samedi, nous monterons sur scène devant près de 9'000 personnes.
C'est à peu près la capacité de l'Arena de Genève. Plus qu'un Zénith de Paris. Presque cinq Olympia réunis. J'ai encore du mal à y croire.
Ce n'est pas seulement un concert. C'est toutes ces années passées à écrire des chansons, des centaines de concerts dans 20 pays, des kilomètres parcourus, des doutes, des refus, des graines semées, des succès... et cette conviction qu'en travaillant avec passion, les rêves trouvent leur chemin.
Alors samedi, on va monter sur scène avec tout ce qu'on est : notre courage, notre joie, quelques papillons dans le ventre, les tentacules d'Octopus Man... et surtout les chansons de l'album
Derrière le nom Sophie de Quay sur cette affiche, il y a 21 personnes qui préparent notre show dans l'ombre et certains bientôt dans la lumière !
Dont Hendrik Vermeulen, mon designer qui s'est donné un défi : me créer une nouvelle tenue de scène en 4 jours, raison du last minute: le paramètre non négligeable d'un corps qui se transforme au fil des jours.
Hâte de la découvrir quelques heures avant le public!
Si tu ne peux pas être présent samedi, envoie nous une petite pensée 🤍
En revanche, si tu seras dans la salle, j'ai une demande un peu particulière.
Je t'explique: quand je débarque sur scène, à chaque concert, je cherche instinctivement les têtes connues. Elles m'apaisent instantanément. La BCF Arena est immense et tu seras tout.e petit.e devant moi mais il y a une astuce.
Si tu portes l'un de nos t-shirts, débardeurs, casquettes ou sweats de nos collections Éclipse, Soleil Intérieur ou Y, je suis presque certaine de te repérer ! 😊 Et si tu n'en as pas encore, tu peux en commander un et venir le récupérer directement au stand merchandising chez Christel avant notre concert.
Il y a des designs pour tous les goûts… et même pour les kids.
LES NOMADERIES
Les concerts se succèdent et ne se ressemblent pas !
La semaine dernière, on a joué nos chansons dans un décor complètement fou : au coucher du soleil au milieu des vignes dans le Lavaux face à une estrade naturelle. Merci Lavaux Vibrations pour cette parenthèse magique (j'ai partagé plein de photos sur mes réseaux.)
Et samedi dernier, avec le public, nous avons bravé la canicule en pleine après-midi à La Fête de la Musique de Lausanne.
Pour être honnête, je n'étais pas sure d'y arriver. J'ai reçu énormément de messages, tous très bienveillants, mais qui me rappelaient aussi de faire très attention avec cette chaleur.
Alors je me suis préparée comme si j'allais partir au combat... contre le soleil. (Assez ironique quand on pense que je vous fais chanter à chaque concert : « C'est ce soleil que je veux. » 😄)
Heureusement, mon équipe est incroyable : on m'a prêté un ventilateur de cou, installé un ventilateur sur scène, offert deux brumisateurs et prévu deux litres d'eau juste à côté de mon micro.
Et grâce à toutes ces attentions et à l'énergie du public... on a vécu un super concert !!
(Entre deux phrases, je me suis endormie et je termine ma lettre face à la montagne avant d'attaquer l'ultime répète !)
Un ami a défié Octopus Man de sortir une nouvelle version de
MÊME CHANSON // ENERGIE ROCK
Alors il s'est enfermé dans son laboratoire & la chanson sort à MINUIT !
Prends soin de toi et pense un peu à nous !
LOVE,
💌 Sophie
p.s. si tu es là samedi, rendez-vous après notre concert au stand merchandising (il parait qu'il y a des tentes dehors).
✨ Ce fil invisible qui nous relie
Une période de transformation, de mémoire et d’espoir… et cette question essentielle : qu’est-ce qui nous relie encore ?
Cap intérieur : le calme après la tempête
Pont en construction : entre mes pensées et ma plume
Étincelle du moment : tenter de nouvelles recettes de Ottolenghi sur mon cobbaye Simon
Horizon chinois : ils fêtent leurs ancêtres ce week-end, je vous en parleProchain rendez-vous
22.04 : aux COEURS DE CRANS, salle Métropole à LausanneCher·e toi,
Je prends enfin le temps de t’écrire depuis mon cocon valaisan, à 1111 mètres d’altitude, avec cette sensation précieuse d’être seule au monde.
C’est l’équilibre fragile que j’ai trouvé. La vie à 100 à l’heure, sur la route, entourée de mille visages et drivé par l’adrénaline… Et ce lieu magique, isolé, la terre de mes ancêtres, où je m’ancre, je crée et je respire avant de repartir de plus belle.
Le temps passe à une vitesse folle. Je réalise que ma dernière lettre date d’il y a un mois… et quel mois. Intense, presque vertigineux. Comme me disait mon papa lorsque nous montions la Gemmi : « le pas du montagnard » un pas après l’autre. La seule manière d’arriver au bout… et en bon état.
Cette solitude relative (oui, car contre toute attente, nous avons régulièrement de la visite, des âmes courageuses qui bravent les routes étroites et sinueuses pour venir jusqu’à nous) me permet de prendre du recul et de déposer dans mon carnet tout ce qui bouillonne en moi.
Ces derniers mois, en regardant les médias, j’ai eu cette sensation étrange que notre monde était en train d’imploser, de vaciller, de s’écrouler. Entre les conflits qui s’enchaînent, les violences qui se multiplient… et ces drames plus silencieux, plus proches aussi, les féminicides, les injustices, les vies brisées, on sent quelque chose se fissurer. Comme si, par endroits, l’humain perdait le fil. Comme si certaines valeurs profondes s’effaçaient peu à peu. A cette pensée, je sens mon plexus solaire brûler et ce matin, j’ai pris le temps de me poser cette question :
qu’est-ce qui nous relie encore ?Je me suis connectée à une énergie plus silencieuse. Plus profonde.
Parce qu’en parallèle de ce bruit constant , quelque chose d'invisible se joue. Nous vivons une période spirituelle presque universelle.Dans ma culture chrétienne, nous sommes à la veille du week-end de Pâques, symbole de renaissance et d’espoir, alors que la communauté juive célèbre Pessa'h, fête de libération et de passage vers une vie nouvelle, et que le Ramadan vient de s’achever, marquant la fin d’un mois de jeûne, de spiritualité et de recentrage. En Chine aussi, ce week-end, on célèbre la fête des ancêtres, Qingming. Je l’ai vécue enfant, chaque année, lorsque je vivais à Singapour, près d’un cimetière. Elle me fascinait profondément, elle a sans doute nourri, très tôt, ma quête autour du lien entre les vivants et les morts.
C’est une période où les familles se recueillent, honorent ceux qui ne sont plus là… et continuent, à leur manière, à faire vivre ce lien invisible entre les générations. On y pratique un véritable culte des ancêtres : on nettoie les tombes, on dépose de la nourriture, des fleurs… et on brûle de l’argent symbolique, des objets, parfois même des maisons ou des voitures en papier, comme des offrandes destinées à accompagner les défunts dans l’au-delà. Par foi, par tradition… ou simplement “au cas où”.
À différents endroits du monde, dans différentes cultures, quelque chose de commun se joue : une pause. Un retour à l’essentiel. Une transformation intérieure.
Ces rituels me rappellent qu’il existe aussi un mouvement de l'espoir. Celui qui relie. Celui qui apaise. Celui qui transmet.
Comme si, malgré le chaos, l’humanité continuait, discrètement, à prendre soin de l’essentiel.
Quand je pense à mes grands parents, cette résonance est encore plus forte. Peut-être que, d’une certaine manière, tout ce que nous construisons aujourd’hui est aussi une façon d’honorer ceux qui nous ont précédés…
Et de laisser une trace, d'ouvrir un chemin pour ceux qui viendront après ?Peu importe d’où tu viens, ce en quoi tu crois, ou les rituels qui t’accompagnent… je te souhaite de trouver, dans cette période si particulière, un espace de calme, de sens et de connexion à l’essentiel 🤍
De prendre un instant pour te relier à toi, aux autres, et à ce qui compte vraiment. ✨
Prends soin de toi. LOVE.
💌 Sophie